Gus Le Gorille

Ou les 4 jours de la création d’un amigurimi original

Certains connaissent déjà mes précédentes créations : le gorille est le dernier né.

Il me trottait depuis plusieurs jours alors j’ai commencé par éplucher les images de gorilles, gorille star de ciné, gorille peluche, gorille plastique, dessins etc. A ce stade j’ai commencé à le croquer dans mon carnet d’ébauche en essayant d’imaginer les formes en 3D. J’ai même poussé les recherches à tester 1 logiciel de dessins en 3D avec l’espoir de faciliter la modélisation du Gus.

Les amateurs d’amigurimi savent que le principe de base consiste à construire un personnage par un jeu d’assemblage de formes rondes, ovales, coniques et autres cylindres (ensuite s’ajoutent les détails et les accessoires : les oreilles et la queue et plus encore). Les formes de bases sont relativement simples à s’approprier. La difficulté avec mon Gus consistait à déformer les formes de bases connues pour sculpter le corps et la tête… c’est comme dépasser le stade des gommettes et du bonhomme patate : tête légèrement relevée et postérieur proéminent. Je publierai dans un autre article quelques techniques utilisées pour « déformer » les formes de bases des amigurimi.

Une fois le croquis réalisé, il faut passer à l’écriture de la « recette » : stylo et cahier grand format. Je commence par écrire le début de la recette qui la plupart du temps est répétitive (pour les amateurs- et désolé pour les non amateurs- cercle de 6, augmentation chaque maille, augmentation chaque 1 maille, puis 2, etc.). Arrive le moment où mes dons de visions en 3D ne suffisent plus, alors, crochet en main, je commence le travail : lente improvisation, examen de la forme à ses différents stades, écriture, gribouillage, ajustement, défaire et refaire… jusqu’au moment ou enfin le corps du Gus apparait comme on l’avait imaginé! Magique!

Vient enfin le moment de l’assemblage, couture des membres et des accessoires et… roulement de tambour de la fin : la page blanche des broderies du visage qui donnera tout son caractère à l’Amigurimi.